Quelques plantes des collines (2)

 

 

Accueil 
Aubagne 
Marcel Pagnol 
Famille Pagnol 
Album 
Brochure 
 Petit Monde 
Collines 
Les plantes 
Circuits 
 Font de Mai 
La Treille 
La Buzine 
Le Castellet 
Cassis 
La Ciotat 
La Colle sur Loup 
Marseille 
Pont du Gard 
Ma Provence 
Liens 

 

 

 
Quelques plantes de nos collines (2)

(Cette page sera complétée au fil des recherches.
Les fiches des différentes plantes répertoriées ne seront pas traitées dans l'ordre alphabétique de la liste.
Celles mises en ligne sont soulignées.)
 

   

LavandeMuscari - Narcisse - Petit chêne - Romarin - Rue - Salsepareille - Sarriette - Serpolet (Thym serpolet) - Thym (Thym commun) -
Valériane rouge (Lilas d'Espagne)

Lavande

                                                                                    
                                    (Lien vers la fiche Lavande de la page " Cultures de Provence ")
Historique : La lavande est connue depuis des millénaires pour ses vertus thérapeutiques.
Originaire de l'ouest du bassin méditerranéen, elle est utilisée depuis l'Antiquité, par les Grecs et les Romains pour parfumer l'eau du bain et le linge
Le terme lavande vient du verbe " lavare " en Italien et en Latin, qui veut dire " laver ".
Elle est utilisée en Provence depuis le Moyen-Âge pour la composition de parfums et de médicaments. À l'époque des grandes épidémies de peste, on la portait sur soi car elle était réputée pour éloigner les maladies.
Plante uniquement naturelle à l'origine (comme la plupart des espèces de plantes d'ailleurs), sa culture s'est développée en Provence
à partir du XIXème siècle, initialement dans la région de Sault (Haute-Provence). La culture française de lavande a ensuite pris son essort avec le développement de la production d'huile essentielle de Lavande fine utilisée par les parfumeries dans la région de Grasse (Alpes-Maritimes).  
                                                                         En Provence, trois espèces principales sont répertoriées 
Lavandula augustifolia ;
lavande fine (ou lavande vraie, ou lavande à feuilles étroites).
Elle pousse naturellement entre 500 et 2 000 mètres d'altitude et est aussi cultivée. C'est la plus appréciée en parfumerie.
Lavandula latifolia ; lavande aspic (ou lavande à feuilles larges). Elle pousse spontanément en petites touffes sur les collines calcaires entre 100 et 500 mètres d'altitude. C'est une espèce médiocre qui n'est pas utilisée, mais qui a un intérêt important par son hybridation naturelle avec la lavande fine. 
Lavandula intermedia ou Lavandula X intermédia ; lavandin. C'est un hybride naturel de Lavandula augustifolia et lavandula latifolia.
Elle est cultivée pour son fort rendement en huiles essentielles.
Remarque : Nous développerons uniquement ces trois espèces, en particulier Lavandula augustifolia  et Lavandula latifolia dont les cultures ont été développées en Provence. Pour des raisons de clarté au niveau de la comparaison de ces espèces, nous les traiterons, photos à l'appui, dans la page sur les cultures de Provence.
                                                                                                          Quelques autres espèces
Il existe d'autres espèces de lavandes de répartitions géographiques différentes.
Lavandula stoechas ; lavande stéchas ou lavande papillon. Elle porte aux extrémités des branches, des épis floraux de couleur violette s'élargissant, ce qui la distingue nettement des variétés précédentes. C'est celle qui a la répartition géographique la plus vaste à l'état naturel dans tout le bassin méditerranéen. Elle n'est d'aucune utilité en parfumerie. Elle préfère les terrains siliceux.
On ne la trouve pas en Provence.
Lavandula viritis : feuillage plus vert, fleurs souvent blanches. Espagne, Portugal.
Lavandula pinnata :  originaire des Canaries.
Lavandula lanata : se trouve dans le sud de l'Espagne.
Lavandula dentata : (lavande anglaise) aux feuilles très ciselées.

Muscari à grappes
Latin : Muscari neglectum
Provençal : Cebouado
Famille : Liliacées ; Latin : Liliaceae

 

Muscari à grappes et son environnement en bordure d'un champ de blé dans la colline ( une " planète " en Provence).
Collines entre Riboux et Signe.
(Sortie des " Amis de Marcel Pagnol ", du jeudi 13 mai 2010, sur les traces de  "Jean de Florette ").


Le mucari à grappes est une petite plante vivace de 10 à 35 cm de haut.
Ses feuilles partent toutes de la base. Elles sont linéaires et caniculées, pouvant atteindre 40 cm de long.

Les fleurs, de couleur bleu nuit, sont regroupées en grappes à l'extrémitée de la tige centrale. Les fleurs inférieures sont fertiles, les fleurs supérieures, plus claires, stériles. Elles apparaissent de mars à mai.
Les fruits sont de petites capsules ovoïdes de 8 à 10 mm de long.
Répartition : France, bassin méditerranéen, Sud-ouest et centre de l'Europe, Afrique du Nord.
Environnement : Garrigues, friches, lisières de forêts.
Autres variétés : - Muscari à toupet (Muscari comosum). Comme le Muscari à grappes, on le trouve en Provence.
                          - Muscari commutatum (Est du bassin méditerranéen).
                          - Muscari parviflorum (bassin méditerranéen).

Romarin
Latin : Romarinus officinalis
Provençal : Roumanieu
Famille : Labiées ; Latin : Labiatae

 

Buisson de romarin
(Le Gros Cerveau -commune de Sanary,
à l'ouest de Toulon,
photo 2008).



Le romarin est un arbrisseau à feuilles persistantes qui peut atteindre 2 mètres de haut lorsque le sol est suffisamment riche. La floraison maximale se fait en juillet-août,
mais elle peut s'étaler beaucoup plus longtemps.
Toujours vert, il dégage une odeur forte, très caractéristique, qui en font l'une des plantes odorantes caractéristiques et mythiques de la Provence.

Les feuilles sont opposées, sessiles (qui ne sont pas portées par un pédicule), étroites,
vert brillant et vernissées par-dessus, tomenteuses et grises en-dessous,
de 1 à 3 cm de long. 

Les fleurs sont groupées par grappes peu fournies à la base des feuilles, le plus souvent de couleur bleue à bleu pâle, parfois tirant sur le mauve, plus rarement de couleur blanche ou rose. Cette couleur dépend souvent de la nature du sol.

Les fruits sont des akènes. Ce sont des petits fruits secs formés d'une gaine brune contenant une graine.

Plante de romarin à fleurs mauves (Vaucluse - Le mas des Lavandes).

Répartition : Dans tout le bassin méditerranéen, notamment en Afrique du nord, et évidemment en Provence, les Canaries.
Le romarin pousse spontanément dans les maquis, les garrigues, les forêts (souvent de pins) ouvertes, peu denses. 

Propriétés : C'est une plante très résistante à la sécheresse et aux écarts de température entre l'été et l'hiver.
Il est aussi cultivé pour ses propriétés aromatiques et décoratives. C'est une plante qui s'adapte très bien dans les jardins méditerranéens et en Provence ; rustique, elle n'a besoin que de très peu d'eau et une légère taille annuelle ou bisannuelle.  
En France, le  romarin est surtout cultivé dans le massif de l'Estérel (entre Saint-Raphael et Cannes).
Il est aussi destiné aux parfumeries de Grasse. -


Utilisations
: Les feuilles et les jeunes pousses sont récoltées à maturité, puis séchées. Leur odeur est forte, mais très agréable et leur goût amer. Elles contiennent environ 2% d'huile essentielle composée de cinéol, camphre, du bornéol, des alcaloïdes, de la saponine et des acides organiques.
L'huile essentielle de romarin, obtenue par distillation ou par entraînement à la vapeur  voir "Cultures de Provence-Lavande"), est utilisée en pharmacie dans la composition de produits antirhumatismaux.
L'essence de romarin est obtenue en laissant trempée des feuilles dans de l'alcool. Celui-ci dissous l'huile essentielle contenue
dans les feuilles. L'eau de Cologne est par exemple une solution alcoolisée contenant en particulier de l'huile essentielle de romarin.
L'infusion (légère) de romarin calme les nerfs et a un effet remontant. Attention toutefois, car à forte dose, le romarin est toxique.

Utilisations culinaires : Cette plante aromatique sert de condiment dans certaines préparations culinaires provençales et méditerranéennes.
C'est l'une des "herbes de Provence" avec le thym, le laurier, la sauge, la sarriette, le basilic, l'origan et la bourrache.
- Qui n'a pas goûté une grillade de viande sur laquelle on a parsemé quelques feuilles sèches émiettées de romarin au romarin !
- Le bouquet garni, bien connu en Provence, est un petit bouquet serré par un cordonné, composé de brindilles de romarin et de thym sec, avec quelques feuilles de laurier sauce. Le tout parfume agréablement les sauces d'un civet de lièvre ou de lapin
ou bien d'une daube de bœuf ou de porcelet.

Symbolisme : Dans l'Antiquité, le romarin déjà cultivé et utilisé, symbolisait l'amitié, l'amour et la fidélité.

Salsepareille
(Salsepareille d'Europe, liseron épineux)
 Latin : Smilax aspera
Provençal : Dent de garri (traduction en Français : Dent de rat)
Famille : Smilacacées ; Latin : Smilacaceae

 
Buisson de Salsepareille (Colline du Gros Cerveau - Sanary - février 2009).

La Salsepareille est une plante grimpante, persistante, qui se développe sous forme buissonnante.
Les feuilles alternes, sont d'un vert foncé luisant et lancéolées (en forme de pointe de lance), plus ou moins pointues.
Les bords et le revers de la nervure centrale sont couverts d'épines crochues. Chaque feuille comporte deux vrilles (stipules) à la base du pétiole ; ce qui lui permet de s'accrocher à tous supports (autres plantes, arbustes, rochers...).
Les tiges portent aussi des crochets vrillants.
C'est une plante de type dioïque ; les fleurs mâles et femelles unisexuées se trouvent sur des pieds distincts.
Ce sont de petites fleurs verdâtres ou roses qui apparaissent entre août et novembre en région méditerranéenne.
Les fruits sont de petites baies sphériques rouge-brun, contenant en général trois graines ; à maturité en novembre-décembre.
Elles ne sont pas toxiques, mais non consommables.
Habitat
: Maquis, haies, murettes en bordures des champs... 
Répartition : Bassin méditerranéen, Canaries, Portugal, jusqu'à l'est de l'Abyssinie et en Inde.
Utilisations : Plante médicinale, elle est utilisée (ses racines) contre les rhumatismes, certaines maladies de la peau (eczéma, psoriasis)... 

Particularité : La salsepareille est bien connue pour être très appréciée par les Schtroumpfs !

 

  (Photo de gauche.)
  Un buisson de salsepareille   
  monte à l'assaut d'un arbre.

 

 

                       (Photo de droite.)
   Détail sur les crochets vrillants    et les piquants des tiges.
(Pont-du-Gard ; 16 h, 10-04-2009.)

 

Thym

                                                                               Latin : Thymus
Dans la classification botanique classique, le genre thymus [thym en langage vernaculaire (courant)] fait partie de la famille des lamiaceae, elle-même incluse dans l'ordre des lamiales.
Ce genre comporte plus de 300 espèces
possédant des caractéristiques communes :
                                                      - plantes basses, rampantes ou buissonnantes ;
                                                      - plantes résistantes et s'adaptant à différents types de sols ;
                                                      - plantes aromatiques riches en huiles essentielles, en particulier le thymol.
Les espèces suivantes seront décrites dans cette page :
                                                      - Thymus vulgaris (thym commun, farigoule), le plus courant en Provence ;
                                                      - Thymus serpyllum (thym sauvage, farigoulette, serpolet, thym serpolet) ;
    (espèce cultivée uniquement)        - Thymus citrodorus (thym citron).

Comme pour de nombreuses autres plantes, les espèces naturelles de thym sont cultivées, pour leurs propriétés aromatiques et médicinales en particulier, mais aussi pour agrémenter les jardins de plantes aromatiques acclimatées à la sècheresse du climat. 
Les espèces cultivées conservent les mêmes caractéristiques que les espèces naturelles, avec de légères différences, au niveau des teintes des feuilles ou de leur grosseur per exemple.

Thym commun
Latin : Thymus vulgaris
Provençal : Farigoule
Famille : Lamiacées ; Latin : Lamiaceae

Farigoule en hiver (Castillon-du-Gard ; fin février 2009).
Les tiges ligneuses du petit buisson sont bien apparentes.
Les feuilles persistantes ont une couleur vert grisâtre.

Le même pied de farigoule au printemps (Castillon-du-Gard ; fin avril 2009, 15h).
La plante est couverte de fleurs qui sont situées aux extrémités des tiges, sur les deux ou trois dernières ramifications des feuilles,
 et groupées en petits bouquets.
Les feuilles ont pris une couleur vert tendre plus printannière.
 Les abeilles s'en donnent à cœur joie.

 


Sur ces photos apparaissent nettement le positionnement des fleurs groupées en petits bouquets aux extrémités des rameaux,
au niveau des deux ou trois dernières ramifications de feuilles. Elles sont de couleur blanche ou rosée ou violine pâle. Cela dépend de l'exposition et de la nature du sol.
Les feuilles lancéolées (en forme de fer de lance), très petites, mesurent de 2 à 5 mm de long. Leur teinte peut varier tout en restant dans le vert pâle. Chaque feuille possède une nervure centrale plus claire. Elles restent groupées à intervalles réguliers, séparés de 0,5 à 1,5 cm,
le long de la partie supérieure de la ramification qui les porte. On distingue à chaque niveau deux feuilles opposées, puis, partant de leur base, deux ou trois groupes de feuilles plus petites, reproduisant la même disposition.
Les fruits, non visibles sur ces photographies, sont des akènes (fruit sec formé d'une graine qui ne s'ouvre pas à maturité).
 

Farigoule en fleur au printemps sur les pentes du Taoumé (La Treille - samedi 18-04-2009, 11h).
C'est la plante emblématique des collines de Provence, celle qui embaume les collines.

Le thym commun est un sous-arbrisseau très rustique de 10 à 30 cm de haut qui pousse notamment dans les garrigues de Provence, et qui s'est bien acclimaté dans les jardins.
Autres noms communs : Thym cultivé, thym des jardins, thym vulgaire, mais surtout farigoule en Provence.
Il se présente sous forme de petits buissons serrés ; au tiges ligneuses, dressées ou ascendantes, en général tortueuses.
Reproduction : Il existe différentes formes de la même espèce. Les plants de thym peuvent être mâles, femelles ou hermaphrodites.   
Habitat : Lieux secs et arides comme les garrigues de Provence.
Répartition : Ouest du bassin méditerranéen jusqu'au sud-est de l'Italie, Espagne, Baléares. En France, régions du Midi, jusque dans les Hautes-Alpes, Drôme, Lozère, Aveyron...
Composants essentiels : La plante contient une huile essentielle composée de terpènes comme le thymol, le carvacrol et le bornéol..., des tanins, des flavonoïdes et des triterpènes.

Propriétés : Le thym commun est une plante médicinale et aromatique connue depuis l'antiquité.
- en médecine : Son principe actif est surtout dû au thymol contenu dans la plante, qui est un accélérateur de la circulation sanguine.
Pouvoir tonique, stimulant, antispasmodique, antiseptique des voies respiratoires (en fumigations contre les rhinites et les sinusites), expectorant, diurétique, vermifuge... Il peut être utilisé en infusion ou en décoction.
- en gastronomie : Le thym commun est à la base des bouquets garnis permettant de parfumer de nombreuses spécialités provençales comme les civets de lapin ou de lièvre, les blanquettes de veau. Les feuilles séchées servent à parfumer les grillades
de viandes ou de poissons. 
Recette du civet de lapin de ma grand-mère :
Ma grand-mère qui se prénommait Anaïs nous régalait en famille,  tous les dimanche soirs, d'un plat préparé la veille et mijoté à l'ancienne, dans la grande tradition culinaire provençale. Un pur moment de bonheur dont je me souviens toujours avec émotion.
Elle nous régalait parfois d'un civet de lapin. 
Que les âmes sensibles ne lisent pas ce paragraphe et passent directement au suivant !
Acheter un lapin vivant, à la ferme ou au marché, et éviter de le garder trop longtemps à la maison, sinon, vous ne le dégusterez jamais en civet, mais vous lui donnerez à manger des carottes tous les jours.
Ceci dit, il faut malgré tout faire passer le lapin de vie à trépas. Pour cela, aller à la cave par exemple, le suspendre par les pattes à un crochet fixé au plafond, puis lui donner un violent coup de gourdin sur la nuque pour qu'il ne souffre pas. Le lapin étant alors raide mort, il faut le saigner pour récupérer le sang, puis l'écorcher (en Provençal : l'espiller) et le vider. Conserver les rognons et le foie dont on aura retiré avec précaution le fiel. Mon grand-père accomplissait cette besogne avec calme et maîtrise pendant que je le regardais, dubitatif mais très intéressé, les yeux grand ouverts.
Suite de la recette lisible par tous :
- Réserver le sang et lui ajouter un peu de vinaigre de vin.
- Découper le lapin en morceaux, les rognons , le foie, et placer le tout dans un fait-tout en fonte (si possible à couvercle évidé). 
- Assaisonner de sel et de poivre, ajouter un oignon haché, et faire revenir avec un peu d'huile, en remuant régulièrement avec une cuillère en bois. 
- Une fois revenu, ajouter un verre de bon vin rouge, puis faire cuire à feu doux afin de laisser le vin s'évaporer.
- Ajouter de l'eau, du persil haché menu, de l'ail haché, quelques clous de girofle, un bouquet garni
et gratter un peu de noix muscade.
- Laisser mijoter à feu doux avec le couvercle. Remuer de temps en temps.
- Lorsque le lapin est presque cuit, délayer une bonne cuillerée dans le sang et l'ajouter à la préparation.
Remuer et continuer à laisser mijoter à feu doux.
Si la sauce réduit trop en cours de cuisson, ajouter un peu d'eau, mais pas trop, car la sauce doit rester très épaisse. 
Remarques :
- Si le lapin n'a pas été "espillé" dans les règles de l'art, on pourra se procurer chez le boucher un peu de sang de bœuf, qui fera à la rigueur l'affaire.

- L'utilisation d'un fait-tout à couvercle évidé permet, en ajoutant de l'eau dans le couvercle lorsque l'on fait mijoter la préparation, d'obtenir une cuisson encore plus douce, et de limiter l'évaporation car les vapeurs se condensent au contact du couvercle rempli d'eau.
Récolte : Récolter les branches avec feuilles et fleurs, de préférence en début de floraison, puis faire sécher.
Un peu d'histoire : Le thym commun est connu et utilisé depuis la plus haute antiquité (et sans doute bien avant).
Les Égyptiens et les Étrusques l'utilisaient, mélangé à d'autre ingrédients pour l'embaumement des défunts.
Ceci à cause de ses propriétés antiseptiques et odorantes.
Les Grecs en brûlaient devant les autels, en l'honneur de leurs dieux. Les Romains s'en servaient comme ingrédient dans la fabrication de cosmétiques.

Thym serpolet (ou serpolet)
Latin : Thymus serpyllum
Provençal : Farigoulette
Genre : Thymus
Famille : Lamiacées ; Latin : Lamiaceae

     

 

 

  Serpolet provenant d'une jardinerie du Sud de la France,
car le thym serpolet  (farigoule) est plus difficile à trouver dans les collines 
que le thym commun (farigoulette).

Le thym serpolet est une plante vivace aromatique de 5 à 30 cm de haut.
Elle est tapissante et se développe sous forme de tiges couchées, avec des rameaux assez allongés.
Les feuilles sont opposées, ovales ou lancéolées, de 5 à 8 mm de longueur. 
La comparaison des feuilles, en particulier, permet de bien distinguer le thym serpolet du thym commun. Celles-ci sont aussi d'un vert plus vif que pour le thym commun et un peu plus grosses.
Les fleurs blanches ou rosées se développent au niveau trois ou quatre dernières ramification de feuilles.des ramifications.
Habitat : C'est une plantes de zones de broussailles, des prés secs, de rochers.
Répartition : Europe, Afrique septentrionale, Asie occidentale et centrale.
En France, presque partout, dans des lieux plutôt secs et calcaires, mais pas uniquement.
Propriétés :
- en médecine : Antiseptique, antispasmodique.
Utilisé en infusion, c'est un désinfectant des voies digestives et il permet de soulager les digestions difficiles ; en décoction, il sert pour désinfecter la gorge par des gargarismes ; en fumigation, il permet la désinfection des voies respiratoires en cas de rhume ou de rhinite. 
- en gastronomie
: Comme le thym commun, il est très apprécié pour aromatiser de nombreuses préparations culinaires.

Valériane rouge (Lilas d'Espagne)
 Latin : Centranthus ruber
Famille : Valérianacées ; Latin : Valerianaceae

Valériane rouge (ou Lilas d'Espagne) dans les collines du massif du Garlaban (circuits Marcel Pagnol) au printemps 2002.

La valériane rouge se présente sous forme de bouquets à tiges dressée. Les feuilles sont d'un ovale étiré. Les fleurs sont groupées en ombelles, et d'un beau rouge lilas.
Elle se trouve disséminée dans les creux de rochers, en bordure des chemins...

Répartition : Dans tout le bassin méditerranéen. En Provence maritime et dans l'arrière pays.
Propriétés : Cette variété est nocive, donc, ne pas mettre à la bouche imprudemment.

Quelques plantes des collines (2)