Quelques plantes des collines (1)

 

 

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 Quelques plantes de nos collines (1)
(Cette page sera complétée au fil des recherches.
Les fiches des différentes plantes répertoriées ne seront pas traitées dans l'ordre alphabétique de la liste.
Celles mises en ligne sont soulignées.)
 

   

        Aphyllante de Montpellier - Asphodèle - Asperge - Campanule - Chèvrefeuille - Ciste - Clématite - Coronille - Églantier commun -  Euphorbe - Fenouil - Globulaire -
"Herbe sauvage" (Baouco)
- Immortelle d'Italie - Iris jaunâtre

   Suite sur la page suivante : Quelques plantes de nos collines (2)

Aphyllante de Montpellier

         
  Latin : Aphyllanthes monspeliensis   
  Provençal : Bragoun, Bragalou

  Famille : Liliacées ; Latin : Liliaceae

     ( Les collines du Garlaban -
   pic du Taoumé - 26 mai 2003.)

L'aphyllante de Montpellier pousse par petites touffes dans les garrigues et les bois clairsemés. Ses petites fleurs bleu-mauve,
à cinq pétales, ont un goût prononcé de miel.
Répartition : Ouest du bassin méditerranéen, jusqu'au nord-ouest de l'Italie et la Sardaigne.

Touffe d'aphyllantes de Montpellier.
Les fleurs d'un bleu délicat dégagent un doux parfum de miel, sont portées, chacune à l'extrémité d'une tige partant d'un même pied.
(Haute-Provence, entre Rustrel et Viens - samedi 23 mai 2009, 15h.)

Asphodèle

 


Latin : Asphodelus
Famille : Liliacées ;
Latin : Liliaceae

(Photos prises par JPL,
le 3 mai 2012.
Entre le puits de Rians
et la route d'Ollières.)

L'asphodèle est une plante bisannuelle ou vivace de 20 à 50 cm de haut aux feuilles allongées, partant de la base.
Elle porte des petites fleurs blanches, très décoratives, qui s'agitent au vent.
Répartition : Bassin méditerranéen, Canaries (garrigues, friches, pâturages). Elle se trouve au bord des terres cultivées,
des chemins, dans les fossés.

Symbolique : Pour les Grecs et les Romains, les asphodèles sont toujours liés à la mort.
Ils sont consacrés à Hadès ( dieu des ténèbres ) et à Perséphone.
Victor Hugo
l'évoque dans Booz endormi au milieu d'une "...ombre nuptiale. Elle à demi vivante et moi mort à demi..."
où la vieillesse, le doute, s'opposent à l'attente de l'amour : " Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèles ;
                                                                                                             Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala...
                                                                                                             Ruth songeait et Booz dormait ; l'herbe était noire..."

Asperge piquante
Latin : Asparagus acutifolius
Provençal : Aspergi
Famille : Liliacées ; Latin : Liliaceae

Asperges et broussailles en bordure d'un champ (Castillon-du-Gard)-(mars 2002).                  Buisson de plantes d'asperges.
           Buisson d'asperge.                        
 
Tige portant des rameaux couverts de feuilles et de baies. Jeune pousse.

L'asperge piquante est un arbuste vivace dont les tiges, qui partent du sol en bouquets, peuvent atteindre 1 m à  2 m de haut.
Des rameaux assez courts (10-20 cm) portent de petites feuilles persistantes, raides, piquantes, adaptées à la chaleur pour limiter l'évaporation.  
Les fleurs sont très petites et les fruits, qui sont des baies vertes tout d'abord, deviennent rouges, puis noirs à maturité.
Répartition : Sud de l'Europe, bassin méditerranéen.
En Provence, les asperges aiment les bordures de bois de pins ou de champs bien ensoleillés, les murettes en pierres sèches qui soutiennent les "restanques" ( terme provençal pour nommer les niveaux successifs de terre arable aménagés suivant les courbes de niveau aux siècles derniers, et souvent encore cultivés), le pourtour des oliviers non entretenus.
Mais les "coins à asperges" gardent leurs secrets. Il faut les découvrir en parcourant les campagnes et les collines.
Il est à remarquer que cette plante s'adapte aux variations climatiques et est nettement plus grande, ainsi que ses piquants, et les jeunes pousses de section plus importante, en Afrique du nord qu'en Provence.

Spécialité provençale : Les jeunes pousses sont récoltées et consommées au printemps.

Recette de l'omelette aux asperges : Couper les jeunes pousses d'asperges fraîchement cueillies en ne conservant que la partie tendre.
Les jeter dans de l'eau frémissante et les laisser quelques minutes seulement, puis verser dans une écumoire et les couper
en morceaux de 1 à 2 cm.
Préparer une omelette en battant les œufs ; compter deux œufs par personne. Mélanger alors les morceaux d'asperges avec les
œufs battus et jeter dans une poêle chaude dans laquelle on avait mis un filet d'huile d'olive. Cuire à convenance, mais pas trop, retourner l'omelette comme une crêpe et terminer rapidement la cuisson. Servir chaud, accompagné d'une saladette que l'on a pu ramasser en même temps que les asperges dans les champs et les "restanques" non cultivés, en bordure des chemins...
Sinon se rabattre sur de la mâche ou de la doucette parfumée à l'huile d'olive. Ne pas oublier le pain de campagne et un rosé bien frais.

Marcel Pagnol nous parle de la cueillette des asperges dans Manon des sources :
" Comme l'instituteur continuait sa prospection sous la pinède, il vit un vieux paysan, vêtu de loques, qui ramassait des asperges sauvages.
Ses cheveux et sa barbe hirsute étaient blancs mais ses rides étaient noires.

-Salut mestre ! dit l'instituteur.
L'autre leva deux grands yeux bleus, et fit une espèce de sourire timide.
' Salut !
- Ça commence bien, les asperges ?

- Pas mal. Elles sont en retard, mais elles sont belles.

- Et ce troupeau là-bas, c'est à vous ?
- Oh non ! dit le vieillard. Moi des chèvres j'en ai que deux et c'est ma femme qui s'en occupe... Je suis pas d'ici : je suis des Ombrées... Le troupeau, c'est celui de la fille des sources. "
(L'eau des collines - tome II - Manon des sources - chapitre 5.)

Chèvrefeuille des Baléares 
Latin : Lonicera implexa
Provençal : Cabrifeui (ou Pandecousto)
Famille : Caprifoliacées ; Latin : Caprifoliaceae





Chèvrefeuille des Baléares.

(Haute-Provence, entre Rustrel et Viens,
samedi 23 mai 2009, 15 h.)

Le chèvrefeuille des Baléares est un arbuste persistant qui se présente sous forme plus ou moins volubile suivant les conditions de terrain
et le climat.
Les feuilles
sont opposées, sessiles, en général oblongues.
Les fleurs qui apparaissent en mai-juin, sont groupées aux sommets des rameaux, de couleur blanc-jaunâtre avec une coloration rosée vers leurs extrémités, très odorantes.
Les fruits sont des baies rouges de 5 à 6 mm de diamètre, appréciées par les oiseaux.
Habitat : Bordures des forêts, maquis, haies ; parfois plantées dans les jardins.
Répartition : Bassin méditérranéen, Portugal, Asie Mineure.

Ciste
Latin : Cistus  
Provençal : Mussugo (ou Massugo)
Le terme encore utilisé en Provence est souvent : Mussugue.
Famille : Cistacées ; Latin : Cistaceae

Il existe plusieurs espèces de cistes :
Ciste cotonneux
(ou blanchâtre), dont les fleurs sont d'ailleurs le plus souvent de couleur rose ;
le Ciste de Crète, le Ciste à feuilles de laurier, le Ciste de Montpellier, le Ciste à feuilles de sauge, le Ciste à gomme (ou ladanifère).
            Le ciste cotonneux est très répandu en Provence et nous en trouvons sur les barres du Saint-Esprit.



Ciste cotonneux
(ou blanchâtre)
Latin : Cistus albidus
Provençal : Mussugo
(ou Massugo)
Famille : Cistacées ;
Latin : Cistaceae

Au sommet des barres du Saint-Esprit, avec vue vers Marseille, le ciste cotonneux est partout et illumine la verdure des taches rosées de ses fleurs, au printemps.

Les fleurs d'un diamètre de 5 à 7 cm lorsqu'elles sont  
bien ouvertes, portent cinq pétales de couleur rose-violacé.
Les étamines ont une couleur jaune vif et restent groupées.
La floraison se fait d'avril à juin.


Les feuilles sont opposées, tomenteuses
(couvertes d'une sorte de peluche de poils doux au toucher, ce qui motive le terme cotonneux utilisé pour qualifier ce ciste),
d'un vert pâle qui tourne parfois vers le gris.
Les feuilles sont persistantes.

Le ciste cotonneux se présente sous forme de petits arbustes aux feuilles persistantes. Il peut atteindre 80 cm à 1 mètre de haut.
En fait, souvent plus bas (50 cm), il couvre de larges surfaces et forme des taillis
Habitat : Le ciste se développe surtout en terrain calcaire, sur le plat ou en pente. 
En général, ce ciste cotonneux donne des fleurs roses, bien qu'il soit qualifié de blanchâtre. Toutefois, suivant la nature du terrain
et l'altitude, sur des pentes où le sol est lessivé par les pluies, ce ciste cotonneux possède des fleurs blanches
Répartition : Sud-ouest de l'Europe, ouest du bassin méditerranéen, Afrique du nord. 

Ciste cotonneux ( ou blanchâtre).
Les fleurs sont même dans ce cas d'un blanc éclatant.

(Haute-Provence - entre Rustrel et Viens ; samedi 23 mai 2009 ; 15h.)

Coronille des jardins 
Nom vernaculaire : Coronille faux séné
Latin : Coronilla emerus
Famille : Fabacées ; Latin : Fabaceae
Remarque : Il existe d'autres espèces de coronilles.


Garrigue autour
du Pont-du-Gard
(jeudi 10 avril 2009, 16h).


Buisson de coronille dans toute
sa splendeur printanière
.
Les fleurs d'un jaune éclatant éclairent la garrigue.

La coronille faux séné est un arbuste caduc ou semi-persistant, de 0,50 à 2,0 mètres de haut qui pousse à l'état sauvage en Europe.
Les rameaux ligneux sont verts aux extrémités.
Les feuilles alternes sont composées de 5 à 9 folioles ovales, de 2 à 3 cm de long.
Les fleurs jaune vif, sont groupées par 2 ou 3, et formées de 2 à 5 ombelles pédonculées. La floraison s'étend d'avril à juin.
C'est une plante hermaphrodite.
Les fruits sont des gousses de 5 à 10 cm de long, contenant les graines.
Habitat : Forêts clairsemées, garrigues, lisières dechamps...Cultivée dans les jardins. 
Répartition : Sud de l'Europe, très courante en Provence, Afrique du Nord, Asie Mineure.

Églantier commun (Rosier des chiens)
Latin : Rosa canina
Provençal : Agoulencie
Famille : Rosacées ; Latin : Rosaceae

 

L'églantier est un arbrisseau épineux très courant en Europe.
Ce n'est pas une espèce spécifiquement méditerranéenne, mais il se trouve bien en Provence.
Il prolifère dans les haies, le long des champs, en bordure des bois, sur les talus. Cet arbrisseau peut atteindre 3 mètres de haut.
Les feuilles alternées sur la tige comportent 5 ou 7 folioles elliptiques dentelées. 
Les fleurs ou églantines comportent 5 pétales simples et dentelées, souvent blanches, parfois rosées.
Les fruits (cynorrhodons
) sont familièrement appelés gratte-culs
(en Provençal : gratto-qué). Ils ont la forme d'ellipsoïdes de révolution,
de 2 à 3 cm de long. Progressivement, ils passent du vert, au rouge à maturité, vers le mois d'octobre (ou avant suivant les régions). 


Remarque : Sur les deux photos (ci-dessous), l'églantier a déjà perdu ses fleurs et l'on voit nettement les cynorrhodons en formation.
                              (Massif des Maures-19 juin 2009.)
 

Utilisations et propriétés : Certaines variétés d'églantiers sont utilisés comme porte-greffe.
D'autres variétés ont été sélectionnées à des fins horticoles
et se retrouvent alors dans les jardins.
Les fleurs (églantines) sont utilisées en parfumerie.
Les fruits (cynorrhodons) arrivés à maturité permettent de préparer d'excellentes confitures, des gelées et des sirops
.
Séchés et réduits et pulvérisés, ils sont utilisés en tisanes. Riches en vitamines C,B, PP et en provitamines A, ils ont des applications médicinales.
Répartition : Tout le bassin méditerranéen, toute l'Europe, Caucase et Asie Centrale, Pakistan...
L'églantier a été naturalisé en Amérique du Nord, en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande).

 Euphorbe
Les euphorbes sont des plantes de la famille des Euphorbiacées (Latin : Euphorbiaceae), du genre
Euphorbia.
 Il existe de très nombreuses espèces d'euphorbes (environ 2300).
Les euphorbes possèdent toutes certains points communs :
 - sève (latex - suc laiteux toxique qui s'écoule lorsqu'on coupe une tige) ;
 - floraison en ombelles  avec, à leur sommet, des
inflorescences nommées cyathes ;
- fleurs monoïques.

                                                                                
Quelques définitions :                                                                                       
                  - bractée
: feuille fréquemment colorée qui entoure la fleur ;                                                                   
                  - inflorescence
: mode de groupement des fleurs d'une plante ; 
                  - plante monoïque
 : à fleurs unisexuées, c'est à dire dont les fleurs mâles et femelles sont réunies sur un même pied ;
                  - fleur monoïque : la fleur porte une partie mâle et une partie femelle ;  

                  - ombelles
: mode d'inflorescence dans lequel les pédicelles insérés en un point du pédoncule  s'élèvent pour disposer les fleurs dans un plan ;
                  - pédoncule : queue d'une fleur, axe supportant les pédicelles ;
                  - pédicelle : ramification du pédoncule se terminant par une fleur.

Euphorbe characias
Latin : Euphorbia characias
Provençal : Lanchousclo

(terme utilisé pour les différentes espèces d'euphorbes)
Famille : Euphorbiacées ; Latin : Euphorbiaceae

Euphorbe characias
dans un environnement de garrigue

à la limite du Vaucluse et du Gard.
(Les Angles, près d'Avignon,-
dimanche 22 mars 2009, 15h.)
L'Euphorbe characias est une plante vivace dont les tiges, partant de la base peuvent atteindre 80 cm de haut. Elle se présente souvent sous forme de petit buisson. Ces tiges, ligneuses et de couleur rougeâtre à la base, se couvrent de feuilles qui se densifient vers le haut. Les feuilles les plus basses sèchent au fur et à mesure que la  plante se développe.
Les fleurs monoïques, de forme lancéolée, se développent vers le haut de la tige en inflorescences vert-jaunâtre (cyathes), avec une ombelle terminale comportant 10 à 20 rayons. Chaque inflorescence comprend une fleur femelle entourée de fleurs mâles, le tout dans un calice formé par deux bractées vertes.
Le fruit, au centre de chaque fleur, est formé d'une capsule qui se développe à partir de la fleur femelle. 
 

Habitat : garrigues, friches, forêts dégradées, lieux secs et arides.

Répartition : Bassin méditerranéen ; en France, dans tout le Midi, jusque dans l'Aveyron, Drôme, Tarn-et Garonne, en Corse.

 

Euphorbe characias,
le long du chemin qui monte de La Treille vers
la Bastide Neuve.
(La Treille, samedi 18-04-2009, 10h).

Fenouil commun
Latin : Foeniculum vulgare
Provençal : Fenoun
Famille : Ombellifères ; Latin : Umbelliferae 

              Saint-Jean de Garguier,
     en bordure des champs qui donnent
      sur la petite route menant de
   Saint-Jean-de-Garguier à Pont-de-l'Étoile,
         près de Gémenos et d'Aubagne
    (Bouches-du-Rhône - fin juillet 2002).

Les fleurs jaunes, de 2 à 3 millimètres de long, se présentent groupées en ombelles pouvant atteindre 10 cm de diamètre, aux extrémités des tiges. La floraison s'effectue entre juin et septembre. Elles donnent des fruits (diakènes) de forme ovale, protégés par une coque rigide.

   Les " limaçons "
(petits escargots à coquille blanche) adorent l'odeur de cette plante. Il n'est pas rare de voir des dizaines de limaçons plaqués sur les tiges des pousses de fenouil.

Le fenouil commun est une plante bisannuelle de 0,5 à 2 mètres de haut. Les tiges cylindriques sont glabres (lisses et portant très peu de feuilles), de couleur verte et légèrement striées.
Répartition :  Bassin méditerranéen, Proche-Orient. Originaire de l'est du Bassin méditerranéen et de la Caucasie.
Habitat : Le fenouil commun se retrouve aux abords des champs. Lorsque des champs ne sont pas cultivés, il peut les envahir.
La plante demande beaucoup de chaleur.
Propriétés : Toute la plante dégage un parfum particulier, correspondant aux composants aromatiques qu'elle contient.
Les graines sèches sont cueillies et conservées au sec. Elles contiennent une huile essentielle (Oleum foeniculi) composée principalement d'anéthol et de fenchone. 
Utilisations : Le fenouil commun est connu depuis l'Antiquité par les Grecs, les Romains, les Chinois, les Indiens, comme plante médicinale
et condimentaire.
Remarque : La variété cultivée est utilisée comme légume. 
   - Utilisations médicinales : Le fenouil est administré, sous forme d'infusion ou de décoction, comme expectorant léger, en cas de troubles digestifs (même chez les enfants).
   - Utilisations culinaires : Le fenouil commun séché, que ce soit ses branches ou ses fruits, est très utilisé dans la cuisine provençale comme condiment.
   - Autres applications : Le fenouil trouve des applications industrielles en cosmétologie, en confiserie et dans la fabrication de liqueurs.

Quelques recettes de ma grand-mère :
- Le loup (bar) ou la dorade au four : Vider et écailler un loup ou une belle dorade.  Placer à l'intérieur quelques branches de fenouil sec
ou quelques graines. Dans un plat, placer un lit de tranches de tomates bien mûres et d'oignons. Disposer le poisson dessus. Ajouter un peu d'huile d'olive, délicatement, sur le poisson. Mettre le plat dans un four bien chaud à 220°C. Vérifier la cuisson de temps en temps. De toutes façons, la cuisson sera terminée lorsque l'odeur aura envahi et embaumé la cuisine.
- Le loup ou la dorade au barbecue : Vider, mais sans l'écailler, un loup ou une belle dorade. Mettre à l'intérieur du poisson un peu de fenouil.  Réserver dans un plat en versant un filet d'huile d'olive sur le poisson. Préparer à l'avance une bonne braise dans un barbecue. Lorsque la braise est prête, placer le poisson et surveiller la cuisson. Avant de servir, enlever les écailles qui auront protégé la chair, puis séparer les filets. Présenter sur la table un flacon d'huile d'olive pour les gourmets.                                             
- La soupe de poissons :  Pour quatre personnes, acheter chez votre poissonnier (ou mieux aller la pécher), 1 kg de poissons de roches (girelles, rouquiers, petites rascasses, vives...). Attention aux rascasses ! Leurs nageoires dorsales et latérales comportent
des arêtes venimeuses qu'il faudra couper avec précaution à l'aide de ciseaux. Idem pour les vives qui portent une arête dorsale dangereuse et qu'il faudra couper.
Remarque : Des variantes de poissons peuvent être utilisées suivant les régions de Méditerranée. Le goût de la soupe sera différent.
- Dans une grande casserole ou un fait-tout, ou encore une cocotte minute (mais sans la fermer hermétiquement), faire blondir à feu doux deux oignons doux coupés en fines lamelles. 
- Ajouter alors les poissons préalablement vidés (eviscérés) et rincés, deux tomates bien mûres coupées en morceaux, une dose de safran, deux branches de fenouil (ou quelques graines) et deux feuilles de laurier sauce, poivrer légèrement, ajouter une cuillerée à soupe d'huile d'olive, bien mélanger avec une cuiller en bois et continuer à feu doux la cuisson en remuant régulièrement jusqu'à obtenir la désagrégation des poissons.
- Mettre ensuite de l'eau afin de recouvrir le tout, et porter lentement à ébullition. Compter environ trois louches d'eau par convive sachant que l'on pourra en rajouter un peu ultérieurement.
- Écraser le tout avec un presse légumes de grand-mère (à l'ancienne) ou avec un robot, de façon à obtenir une pâte grossière.
- Passer dans une fine passoire pour éliminer les restes d'arêtes. Vérifier alors la consistance de la soupe qui doit rester onctueuse,
et ajouter éventuellement un peu d'eau si nécessaire.
Service : La soupe doit être servie chaude, accompagnée de croutons de pain, d'une rouille et de gruyère râpé.
- La bouillabaisse : C'est la plat mythique de la Provence maritime, du côté de Marseille, Cassis et du Var.
Historique : La bouillabaisse était un plat rustique qui permettait aux pêcheurs d'utiliser tous les restes de poissons.
Ce plat est devenu un emblème de la Provence maritime, qui nécessite une préparation dans les règles de l'art.
Recette de la bouillabaise de ma grand-mère :
- Pour une excellente bouillabaisse, il est recommandé de préparer, au préalable une soupe de poissons que l'on passera encore dans un linge très fin, de façon à obtenir un bouillon qui servira de fond à la bouillabaisse. Réserver.
- Les poissons utilisés seront : de beaux rouquiers ("roucaous" en Provençal), des tranches de congre, des rascasses et des tranches de baudroie. Prévoir un beau "roucaou" ou une belle rascasse, une tranche de congre et une tranche de baudroie pour chaque convive. Il est entendu que les rouquiers, les rascasses et le congre comportent des arêtes, mais il faudra bien  faire avec !
- Choisir des poissons bien frais à l'œil vif, les vider et les écailler. Penser à couper les arêtes dorsales et latérales des rascasses.

- Dans un grand fait-tout, faire blondir deux oignons doux coupés en fines lamelles dans de l'huile d'olive. Arrêter la cuisson.
- Ajouter un lit de tomates bien mûres coupées en rondelles, et au-dessus un lit de pommes de terre coupées en rondelles.
Saler et poivrer légèrement. Répartir une dose de safran. Compter une à deux pommes de terre par convive, suivant leur grosseur.
Recouvrir d'eau et faire cuire à feu doux pour que les pommes de terre soient mi-cuites. Arrêter la cuisson quelques minutes.
- Le temps de disposer les poissons, d'ajouter deux branches de fenouil et deux feuilles de laurier sauce, de recouvrir d'eau et de verser un filet d'huile d'olive. Continuer la cuisson à feu doux pour bien faire cuire les poissons.
Présentation :
- Il est recommandé de servir la soupe de poissons dans une assiette réservée, à part ; au choix, avant ou en même temps que les poissons de la bouillabaisse.
- Servir à l'assiette les poissons et quelques tranches de pomme de terre pour chaque convive.
- Près de chaque convive, placer une soucoupe contenant de la rouille, une autre contenant des croutons de pain et une troisième avec des croutons de pain frottés d'ail.
Un vin blanc sec sera nécessaire pour accompagner ce plat mythique de la Provence maritime !

Symbolique : Le fenouil était, dans l'Antiquité, symbole de rajeunissement spirituel.


Marcel Pagnol et la bouillabaisse
:
                                                                                                          Le gros homme
" À la poissonnerille ? O bagasse tron de l'air ! Tron de l'air de bagasse ! Vous seriez bien aimable de lui dire qu'elle n'oublille pas ma bouillabaisse de chaque jour, ni mes coquillages, bagasse ! Moi, c'est mon régime : le matin, des coquillages.
À midi, la bouillabaisse. Le soir l'aïoli. N'oubliez pas, mademoiselle Fanylle ! " (Fanny - acte 1 - scène 6.)
 

Herbe sauvage (Baouque)
Provençal : Baouco, bauca, balca
Brachypodium retusum (Brachypode rameux) :
c'est une plante herbacée méditerranéenne, du genre Brachypodium et de la famille des Poacées.
 

Plants de "baouco" sur les pentes de la colline du Gros Cerveau - commune de Sanary - (février 2009).

Brachipode rameux tapissant le sol au pied d'un buisson de buis (Les Angles, près d'Avignon-mars 2009).

Cette herbe, caractéristique des garrigues de Provence, couvre souvent le sol entre les buis, les cistes, les genévriers, le romarin...
La baouco est " une herbe jaune et brune (...) On aurait dit du foin séché, mais c'est là son teint naturel. Au printemps, pour participer à l'allégresse générale, elle fait un effort et verdit faiblement. "  (La Gloire de mon Père - chapitre 14.)

Immortelle d'Italie
Latin : Helischrisum italicum
Provençal : Immortello (ou saureto)
Famille : Compositae

Calanque d'En-Vau (6 juin 2003). Avant d'arriver à la calanque, les falaises surplombent des éboulis où s'accroche une végétation adaptée au climat.
Au centre, une plante d'Immortelle illumine la pente de ses bouquets de fleurs jaune vif.
Un peu plus haut, à gauche, se distinguent les fleurs rouges d'un lilas d'Espagne.
   
Les fleurs, d'un jaune vif terminent  
les tiges en bouquets.

L'immortelle d'Italie se présente sous forme de touffes dont les tiges atteignent 20 à 60 cm de hauteur. Les feuilles, d'un vert-gris sont alternes et duveteuses.
Il existe d'autres variétés d'immortelles, mais cette variété parait la plus courante en Provence. 

Répartition
: Sud de l'Europe, Asie Mineure, Afrique du Nord.
En Provence, cette espèce se trouve dans les garrigues ou les pentes rocailleuses du bord de mer ou dans l'arrière pays.
Autour d'Aubagne, par exemple, en prenant le sentier de découvertes qui mène sur les hauteurs de Fénestrelle, on trouve des plantes d'Immortelle (à regarder et photographier seulement-merci).

Propriétés : Séchée, la plante se conserve pratiquement indéfiniment, d'où son nom. Elle est justement utilisée dans les bouquets de fleurs sèches. Elle peut être d'ailleurs cultivée pour cet usage.

Immortelle d'Italie
(entre La Garde-Freinet et Sainte-Maxime ; Var ; jeudi 18-06-2009 ; 11h).

 Iris jaunâtre
Latin : Iris lutescens
Provençal : Glaùjo
Famille : Iridacées ; Latin : Iridaceae

Iris jaunâtre
dans son nid de "baouco"
 
(circuit Marcel Pagnol, en montant vers la grotte du Grosibou -
24 avril 2002).

Bouquet d'iris jaunâtres
(les collines du  Garlaban -
circuits Marcel Pagnol ;
photo prise en avril 1984 par

Georges Berni (1913-1998), initiateur des
circuits Marcel Pagnol
.

Iris jaunâtre
(circuit Marcel Pagnol, en montant vers la grotte du Grosibou ; Taoumé - 24 avril 2002).

L'iris jaunâtre est une plante vivace à bulbe dont la hauteur peut atteindre 30 à 40 cm. Il reste toujours plus petit que l'iris cultivé, mais si beau et si délicat dans un milieu naturel !
Les fleurs sont jaunes, violettes, ou violettes et tachetées de jaune.
Il se trouve dans les garrigues, sur les pentes sèches, là où il trouve un peu de terre entre les cailloux.

Répartition : Sud de la France, Italie.
En Provence, dans la région autour d'Aubagne, L'iris jaunâtre est aussi présent dans les collines du massif du Garlaban, mais aussi sur les hauteurs de La Sainte-Baume...

 

Iris violets.
Dans un lieu bien protégé du vent et ensoleillé, les Iris ont précédé le printemps

(Vaucluse - 15 février 2009).

 

 

Iris jaunâtres
jaune
et violet qui illuminent
la roche calcaire ou la "baouco",
un matin de printemps.
(Barres du Saint Esprit -
collines du Garlaban,
samedi 18-04-2009, 11h.)

Quelques plantes des collines (1)