| Marcel Pagnol et la littérature |
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Voici
l'ensemble de l'œuvre littéraire écrite par Marcel Pagnol :
- Souvenirs d'Enfance ( Tome I : La Gloire de mon Père - publié
en 1957) -
- Souvenirs d'Enfance (Tome II : Le Château de ma Mère - publié
en 1958) -
- Les Bucoliques (traduction de l'œuvre de Virgile - publié en 1958) -
- Souvenirs d'Enfance (Tome III : Le Temps des Secrets - publié
en 1960) -
- L'Eau des Collines (Tome I : Jean de Florette - publié en 1963) -
- L'Eau des Collines (Tome II : Manon des Sources - publié en 1963)
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- Le Masque de Fer (essai historique publié en 1965) -
repris et complété sous le titre : Le Secret du Masque de Fer
(publié en 1973) -
- Souvenirs d'Enfance (Tome IV : Le Temps des Amours -
publication posthume en 1977) -
- Pagnol Inédit (Inédits de Marcel Pagnol - publication posthume
par Frédéric Pagnol en 1986).
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Souvenirs d'Enfance
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Marcel
Pagnol a commencé à écrire ses Souvenirs d'Enfance à villa La
Pascaline située à La Treille, en 1956.
Marcel Pagnol,
en effet, y a séjourné à deux reprises. Il l'avait louée une première fois pour
l'été 1952, lors du tournage de
Manon des Sources.
Chaque soir, après les fatigues de la journée, il venait s'y reposer avec son
épouse Jacqueline. Il faut croire qu'il s'y était bien trouvé puisque, en
janvier 1956, fuyant Paris où le froid sévit atrocement, il vient y passer à
nouveau trois semaines avec son épouse.
Parcourant les
sentiers de son enfance, une foule de souvenirs se pressaient, prêts à éclater
comme des bouffées de chaleur.
Alors, le soir, s'asseyant à sa petite table de travail il a commencé à
écrire ses Souvenirs d'Enfance, encouragé par ses proches et ses
amis écrivains tels Marcel Achard, Jean Anouilh et Stève Passeur.
Les cinq
premiers chapitres de La Gloire de mon Père sont parus dans le magazine Elle
en décembre 1956.
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La
Gloire de mon Père (1957)
Monte-Carlo,
Éditions Pastorelly, 1957
La
Gloire de mon Père, paru le 25 novembre 1957, constitue le premier
volet des Souvenirs d'Enfance.
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" Marcel Pagnol en parlait ainsi :
« Dans ces souvenirs, je ne dirai de moi ni mal ni bien ; ce n'est pas de
moi que je parle, mais de l'enfant que je ne suis plus. C'est un petit
personnage que j'ai connu et qui s'est fondu dans l'air du temps, à la manière
des moineaux qui disparaissent sans laisser de squelette. D'ailleurs, il n'est
pas le sujet de ce livre, mais le témoin de très petits événements...
Cependant, c'est moi qui vais rédiger
son récit... »
Ainsi, conduite par celui qu'il est devenu à plus d'un demi-siècle de
distance, la plume du petit Marcel évoque successivement :
sa naissance
mouvementée à Aubagne, où le père Joseph avait été parachuté comme instituteur
débutant ; son passage à l'école Saint-Loup et son initiation précoce aux
délices du cours préparatoire confié à l'autorité paternelle ; le transfert aux
Chartreux et, Joseph s'étant saigné pour offrir des vacances à sa famille, les
préparatifs et les tractations chez le brocanteur pour se procurer un mobilier
à un prix abordable ; le départ, enfin, vers cette terre promise et la
découverte de ces collines ensoleillées où, le jour de l'ouverture de la
chasse, le néophyte Joseph connaîtra la " Gloire " d'abattre, d'un doublé royal,
deux perdrix qui ne l'étaient pas moins... " (Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages
243-244).
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Le Château de ma Mère
Monte-Carlo, Éditions
Pastorelly, 1958
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" Publié le
18 avril 1958, Le Château de ma Mère est, de tous ses ouvrages, celui
que préférait Marcel Pagnol. La première partie continue d'être consacrée à la
chasse mais, cette fois, le petit Marcel a trouvé un ami, et c'est en compagnie
de l'attachant Lili,
son petit frère des collines, qu'il effectue ses
expéditions.
Puis, vers le milieu du récit, intervient un pittoresque personnage, Bouzigue,
le piqueur du canal...
La deuxième partie de l'ouvrage raconte la palpitante traversée des quatre
domaines interdits et se termine sur ce coup au cœur qui a bouleversé des
millions de lecteurs : la terrible porte de l'humiliation soudainement
reconnue, vingt ans après, et fracassée
« dans un élan de rage aveugle ».
Au cours de l'été 1972, accompagné d'une équipe de télévision et de quelques
intimes, Marcel Pagnol était revenu sur les lieux où s'était passé l'événement.
J'étais à ses côtés lorsque Marius Brouquier le conduisit devant la brèche
devenue béante dans le mur
de clôture, long de trois kilomètres, qui entoure le
domaine : « Mius, lui dit-il, cette porte, il faudra finir par la
remettre un jour...» "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages
254-255.)
N.B. : En 1958, adolescent, j'ai lu et relu, sans jamais me lasser, La Gloire de
mon Père et Le Château de ma Mère ; m'identifiant à Marcel, car
les collines du Garlaban, je les parcourais aussi régulièrement avec mon père,
instituteur, à la recherche des asperges au Printemps, ou des " sanguins "et " safranés "
( termes provençaux pour désigner des variétés de champignons de la famille des lactaires ) cachés dans la
" baouco " en
Automne, le mercredi, jour de congé hebdomadaire à l'époque, un demi siècle
après le petit Marcel.
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Le Temps des Secrets (1960)
Monte-Carlo, Éditions
Pastorelly, 1960.
Le
Temps des Secrets,
troisième volet des Souvenirs d'Enfance, est paru le 20 juin
1960.
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" « Après la terrible affaire du château, la joie s'installa dans
la petite Bastide Neuve, et les grandes vacances commencèrent. »
Elles ne devaient pas se dérouler aussi sereinement que les précédentes. Le
petit Marcel aura bientôt onze ans. Un jour, au détour d'un sentier, il
découvre le visage enfantin de l'amour - qui lui fait oublier et presque renier
celui de l'amitié.
« Isabelle ne connaissait pas le petit garçon que j'étais dans ma famille.
Et le personnage que je jouais avec elle, je ne pouvais pas le montere aux
miens qui ne l'auraient pas reconnu. »
Isabelle et ses parents résidaient au hameau des Bellons, à deux cent mètres de
la Bastide-Neuve.
Ce premier secret ne tarde pas à être éventé par le perspicace Paul, ce qui
donne à Marcel l'occasion de connaître son premier chagrin d'amour et de se
tirer honorablement d'une aventure qui prenait mauvaise tournure.
La rentrée d'octobre 1905 le conduit au Lycée Thiers (à Marseille)...
« Notre vie au lycée nous avait presque détachés de nos familles, dont
nous ne parlions jamais entre nous... D'un autre côté, nos familles ignoraient
presque tout de cette vie scolaire... je n'en racontais à la maison que les
épisodes glorieux. »
De sorte que les parents du jeune Marcel ne sauront rien de la terrible
bataille contre l'affreux Pégomas, survenue à la fin de l'année de sixième, lui
permettant ainsi « d'affirmer sans effort sa personnalité et de s'installer
définitivement dans une assez belle situation de combattant redoutable et de
redresseur de torts »."
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages
260-261.)
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Le temps des Amours (1977)
Éditeur : Julliard, 1977
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" Les
millions de lecteurs qu'avaient enthousiasmés les trois tomes des Souvenirs
d'Enfance devront attendre avec une impatience fervente pendant près de
vingt ans pour en découvrir enfin le quatrième et dernier tome, publié
seulement en 1977 : Le Temps des Amours. C'est le titre qu'avait choisi
Marcel Pagnol de son vivant.
Pourquoi cette longue attente ?
Le bruit avait d'abord couru que, ce quatrième volume mettant en scène des
personnes vivantes directement intéressées au récit,
il convenait d'attendre
qu'elles fussent disparues.
La vérité est beaucoup plus simple. Marcel Pagnol s'étant rendu compte à quel
point ses Souvenirs étaient lus par les enfants, il n'a pas voulu
risquer de les choquer en traitant d'un sujet délicat : le passage de l'état
d'enfant à celui d'adolescent. L'auteur a lui-même déclaré à la télévision,
dans le cadre des Morceaux Choisis qui lui ont été consacrés par Pierre
Tchernia, que ce n'était pas
à son âge qu'on pouvait courir le risque de donner
dans l'érotisme. Risque que la teneur du Temps des Amours, tel qu'il a
été publié, ne paraît pas justifier. " (Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 262.)
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Les Bucoliques (1958)
Éditeur : Grasset, 1958
Cet
ouvrage est la traduction des Bucoliques,
de
Virgile (poète latin né vers 70 av. J.-C., à Ades près de Mantoue -
décédé vers 19 av. J.-C. à Brindes).
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" Le train,
Marcel Pagnol a été appelé à le prendre souvent, principalement entre Paris,
Marseille et Monaco, quand ses affaires l'appelaient précisément là où il ne
résidait pas à ce moment-là. À défaut d'encombrants bagages, il emportait avec
lui une édition passablement usagée des Bucoliques, et il passait le plus clair
du voyage à traduire en vers cette
œuvre de Virgile dont l'amour, en même temps que celui du
latin, lui avait été enseigné par deux éminents professeurs :
Émile Ripert et
Pierre Poux : « Deux hommes d'une époque disparue, des savants et des sages
».
Avant d'écrire un scénario, Marcel Pagnol, souvent, se plongeait dans la
lecture de Virgile ou d'Horace pour se mettre en condition.
« J'ai
travaillé à ce petit ouvrage pendant une trentaine d'années, pour mon plaisir
et mon profit : je n'avais pas l'intention de le publier, car je pensais que
Virgile et ses bergers n'intéressaient plus personne. »
Il se trompait,
comme le lui prouvèrent le grand nombre de lettres qu'il reçut à la suite de la
parution de quatre églogues dans deux journaux littéraires : la 1ère et
la 3ème dans la Revue des Deux Mondes à la demande d'André
Chaumeix ;
la 2ème et la 5ème dans le Figaro Littéraire, à la
prière de Pierre Brisson.
Le texte complet devait paraître chez Bernard Grasset en 1958.
...
La traduction
des Bucoliques est assortie d'une préface qui annonce les Souvenirs
d'Enfance. Elle débute par un admirable hommage à la mémoire de Paul, le
dernier chevrier du Garlaban.
Cette traduction des Églogues en vers classiques, aux rimes riches, est
suivie de notes et de commentaires, « non pas, (précise Marcel Pagnol) dans
le but d'étonner le lecteur par une érudition que je n'ai pas, mais de parler
avec lui, sur un ton familier, du poète que nous aimons, comme nous
l'aurions fait en classe, au temps de notre baccalauréat » ".
(Merveilleux
Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - pages 232-233-234.)
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L'Eau des Collines (1962 - 1963)
(Jean
de Florette et Manon des
Sources)
L'Eau
des Collines comporte
deux tomes : Jean de Florette et Manon des Sources.
Édition
originale : Paris, Éditions de Provence, 1963.
Toutefois,
Manon des Sources a été publié en 1962, Monte Carlo, Éditions Pastorelly.
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" En 1952, Marcel Pagnol avait tourné Manon des Sources. Quatre
heures de projection, réduites finalement à 3h10min, qui en mars 1968, furent
données en intégralité à la télévision sous forme de feuilleton (18 épisodes de
treize minutes).
René et Martine Pagnol avaient procédé au découpage et au montage sous la
direction de l'auteur.
Au départ, une histoire d'eau.
« Histoire authentique qui s'est passée autrefois à Aubagne et qu'un paysan
m'a racontée quand j'avais treize ou quatorze ans et que je pratiquais
assidûment l'école buissonnière à travers les coteaux parfumés et cuits par le
soleil. »
(Interview de Marcel Pagnol parue dans Télérama, en mars 1968.)
En 1962, sans doute désireux de continuer à se plonger dans l'enchantement de
ses chères collines - et peut-être aussi conquis par cette nouvelle façon de
s'exprimer : la prose - Marcel Pagnol reprend le scénario qui lui avait servi
pour le tournage du film Manon des Sources et en tire l'admirable et
émouvant roman : L'eau des Collines. Il en situe l'action dans les
années qui ont suivi la première guerre mondiale, c'est à dire à une époque où
le Canal de Marseille était loin de desservir toutes les villes et
agglomérations de la région. "
(Merveilleux Pagnol - Georges Berni - Éditions Pastorelly (1981) - page 269.)
L'action des deux
romans se déroule à trois ans d'intervalle, sur le territoire des Bastides
Blanches :
"
Les Bastides Blanches, c'était une paroisse de cent cinquante habitants perchée
sur la proue de l'un des derniers contreforts du massif de l'Étoile, à deux
lieues d'Aubagne... "
"
Une route en terre y conduisait par une montée si abrupte que de loin elle
paraissait verticale : mais du côté des collines,
il n'en sortait qu'un chemin
muletier, d'où partaient quelques sentiers qui menaient au ciel. " (Jean
de Florette - chapitre 1.)
Cette
description s'applique parfaitement au village de La Treille.
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| Jean de Florette |
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Un jour, les gens des Bastides Blanches voient d'un mauvais œil venir
s'installer Jean de Florette, le bossu, dans une bastidette qu'il a hérité de
Florette, sa mère. Il est accompagné par sa femme, ancienne chanteuse d'opéra,
et par leur fille de douze ans, prénommée Manon, le nom du rôle préféré de la
maman. Il a décidé d'abandonner la ville pour mener une vie proche de la nature
et se consacrer à la culture ainsi qu'à l'élevage.
Mais
l'infortuné et vaillant bossu se heurte à l'hostilité générale et à la
convoitise de deux paysans, César (le Papet) et son neveu Ugolin, qui,
pour
s'approprier les terres de Jean de Florette à bas prix, ont bouché la source
permettant d'alimenter la propriété de celui-ci. Le malheureux en mourra
d'épuisement et de désespoir. Sa veuve, à demi-folle, et sa fille Manon, seront
obligées de e réfugier dans la grotte du Plantier, auprès de la vieille
Baptistine.
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| Manon des Sources |
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Un jour, la
sauvageonne Manon surprendra le secret de la source bouchée, cause de leur
malheur. Alors, pour se venger, elle privera d'eau tout
le village en bouchant
la source qui l'alimente. Seule, la tendre insistance du jeune instituteur aura
raison de sa détermination.
Ugolin, rongé
par son impossible amour pour Manon, paiera à son tour de sa vie, en se
suicidant, le forfait commis sous l'emprise du vieux César, son oncle. Sur
son lit de mort, César apprendra que celle à qui il a fait tant de mal, Manon,
était en fait sa propre petite fille.
Analyse :
L'Eau des
Collines, ce
roman constitué des deux tomes, Jean de Florette et Manon
des Sources, est le récit d'une tragédie. Tragédie qui se passe dans le
cadre montagneux du massif du Garlaban, aux environs de Marseille; dans cette
région de Provence que l'on imagine volontiers aimable, avec des habitats
menant une vie agréable. En fait, cette tragédie, c'est la lutte permanente de
l'homme contre la nature, une nature ingrate, et dans laquelle, le bleu du ciel
ne peut cacher la rareté de l'eau, ce qui rend particulièrement difficile la
vie des paysans et particulièrement précieuse la présence des sources qui sont
l'élément indispensable à la vie, aux cultures et aux villages.
Un mas ne
pouvait être construit qu'à proximité d'une source.
Cette lutte pour l'eau est le nœud de la tragédie qui va entraîner la mort de
Jean de Florette et la folie d'Ugolin.
Ce thème d'une nature particulièrement rude, qu'illustre Marcel Pagnol, est le thème
permanent de l'histoire du monde méditerranéen que l'on trouve dans la tragédie
antique, mais aussi dans l'œuvre de Jean Giono, dont Marcel Pagnol a
adapté au cinéma Regain.
Roman dans lequel
nous retrouvons aussi cette relation difficile, ce combat permanent entre
l'homme et la nature.
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Le
Masque de Fer (1965)
Monte-Carlo, Éditions
Pastorelly,1963.
Édition
originale : Paris, Éditions de Provence, 1964.
Puis, édition remaniée sous le titre :
Le
Secret du Masque de Fer (1973)
Monte-Carlo, Éditions
Pastorelly,1973
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Marcel Pagnol clôt
la série de ses œuvres littéraires par une minutieuse enquête historique
sur le Masque de Fer.
Il devient historien pour s'attaquer à l'un des plus grands mystères du XVIIème
siècle. Pour essayer de le percer, il mène une enquête rigoureuse, à la manière
d'un juge d'instruction., compulsant pendant une dizaine d'années de nombreuses
archives, certaines n'ayant jamais été ouvertes avant lui.
Marcel Pagnol adopte finalement la thèse avancée pour la première fois par Voltaire
dans son ouvrage intitulé Le siècle de Louis XIV.
Il réfute l'une après l'autre les thèses avancées par divers historiens sur
l'identité du personnage.
Finalement, pour Marcel Pagnol, l'homme au masque de fer n'a pu être que
le frère jumeau de Louis XIV, né deux heures après lui,
le 5 septembre 1638.
Il apporte à la thèse de Voltaire tant d'éléments nouveaux que sa démonstration
élimine bien des doutes.
En effet, Louis XIII, marié à Anne d'Autriche en 1615, n'avait toujours pas
d'héritier vingt-trois ans plus tard. Dans son désir d'en obtenir un,
le roi
fit placer le royaume sous l'invocation de la Vierge et, en février 1638, fut
instituée la procession dite du vœu de Louis XIII.
Or, quelques semaines auparavant, en novembre 1637, Louis XIII et la reine
étaient retournées en pèlerinage à la Sainte-Baume (Var) où ils
s'étaient déjà rendus le 6 novembre 1622 en compagnie du Duc d'Épernon de
Malherbe.
Le couple royal s'était recueilli devant le grand chêne au pied duquel, depuis
des siècles, les femmes de la région venaient implorer pour être féconde.
Neuf mois plus tard, Anne d'Autriche donnait le jour au futur Louis XIV, puis à
celui qui devait être le Masque de Fer. L'événement se serait produit en la
seule présence étrangère d'une femme de chambre, Dame Perronette.
Sur les conseils d'Henriette d'Angleterre, cette femme de chambre aurait été
chargée de faire élever l'enfant à la campagne jusqu'à l'âge de six ans.
Ensuite, il aurait été transféré dans l'île de Jersey, au foyer des Carteret,
où il aurait vécu et grandi sous le nom de James de la Cloche.
Il serait alors parti en Angleterre d'où il aurait conspiré contre Louis XIV.
En 1669, on l'aurait attiré sur le territoire français où, sitôt débarqué, on
l'aurait arrêté et, au lieu d'être mis à mort comme pour tout autre
conspirateur, il aurait été incarcéré à l'âge de trente ans et dix mois.
Il devait rester emprisonné trente quatre ans, jusqu'à sa mort survenue le 19
novembre 1703. Il résidera successivement dans la forteresse française de
Pignerol, au Piémont, au fort d'Exilès, puis à Sainte-Marguerite (l'une des
îles de Lérins, au large de Cannes), en fin à la Bastille où
il aurait passé
ses cinq dernières années.
Pendant toute sa captivité, on lui aurait témoigné les plus grands égards mais,
afin que le secret d'état fût protégé et que le prisonnier ne put être
identifié, il aurait été contraint de porter un masque de fer en public.
N.B. : La Sainte-Baume
est couverte jusqu'au Plan d'Aups, d'une forêt datant de l'Ère
primaire. On lui prétait depuis les temps les plus reculés, des vertus de
fécondité, et en particulier aux les chênes blancs qui sont toujours là. Cette
croyance, même après la disparition des rites païens, s'est maintenue dans la
population locale puisqu'il était de tradition pour les jeunes mariés d'y venir
en pélerinage demander la venue d'enfants.
C'est maintenant une forêt domaniale protégée, classée aux monuments
historiques où tout ramassage est interdit. Forêt protégée par des gardes
forestiers particulièrement vigilants.
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Pagnol
Inédit (1986)
Éditeur :
Vertiges du Nord - Carrère - 1986
Textes
de Marcel Pagnol sélectionnés par Jacqueline et Frédéric Pagnol.
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Ces textes ont été écrits entre les années 1940 et 1960. Ils nous montrent
que Marcel Pagnol était très éclectique et s'intéressait en fait à
tout.
Il s'agit de considérations sur les sujets les plus divers regroupés
par chapitres où sont développés des thèmes dont nous donnons les titres de
quelques-uns comme exemples :
- Chapitre I : Civilisations et société
Essai
sur les sociétés ; Abeilles et fourmis ; La démocratie ... La Fille du
Puisatier...
- Chapitre II : Montaigne
- Chapitre III : Fragments
Le
Rossignol... Les Physiciens... Astrologie ; Notes sur la constitution de la
matière ; L'amour de la vie.
- Chapitre IV : Biologie et médecine
Méthodes
; La fonction respiratoire, Similia similibus curantur ; Épidémies ; Les
microbes.
- Chapitre V : La Terre
La
mort ; La terre ; Le Globe est-il homogène ? ; Radiations ; Notes sur la
géologie et les radiations...
Notes
sur l'astrologie physique.
- Chapitre VI : Mathématiques
Les
mathématiques ; Notes sur les nombres premiers ; Notes sur les puissances et le
dernier théorème de Fermat ;
Petit
mémoire sur l'unité racine.
- Chapitre VII : Projet de machine à vapeur
- Chapitre VIII : Lettres
Lettre
de Rimattei, 24-06-1938 ; Lettre de Marcel Boll, 09-05-1963...
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