Quelques arbres des collines

 

 

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Quelques arbres de nos collines

   

Arbousier,
Chênes
Chêne kermès, Chêne liègeChêne pubescent (Chêne blanc),
Chêne vert (Yeuse) ; 
Pin : Pin d'Alep, Pin maritimePin parasol (Pin pignon), Pin sylvestre ;  
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(Cette page sera complétée au fil des recherches.  
Les fiches des arbres répertoriés ne seront pas traitées dans l'ordre alphabétique de la liste.
Les fiches mises en ligne sont soulignées.)

Arbousier

 

 


(arbre aux fraises)
Latin : Arbutus Unedo
Provençal : Arbous (ou Fraguié)
Famille : Ericaceae
 

L'arbousier est un arbre (ou arbuste) de 1,5 m à 12 m de haut suivant les lieux et le climat. Ses feuilles persistantes ont la face supérieure très luisante, donc recouvertes d'un vernis naturel de protection contre l'évaporation. Il produit des fruits semblables aux fraises, à la chair légèrement farineuse. Il faut les déguster, comme les oiseaux, lorsqu'ils sont bien rouges et arrivent à maturité, en octobre et novembre.
Répartition : Bassin méditerranéen, sud-ouest de l'Europe, nord-ouest de l'Afrique, Canaries, régions de maquis et de forêts ;
sur sol pauvre en calcaire.

Chêne

                                                   Classification classique : famille : Fagaceae ; genre : Quercus.
Il existe de nombreuses espèces de chênes :
             - Chêne chevelu (ou Chêne lombard) ; Latin : Quercus cerris.
Répartition : sud de l'Europe, sud du centre-Europe, Asie Mineure, ouest de l'Asie.
             - Chêne de Hongrie (ou Frainette) ; Latin : Quercus frainetto.
Répartition : centre et sud de l'Italie, Balkans jusqu'en Hongrie et Roumanie, Asie-Mineure.
             - Chêne kermès ; latin : Quercus coccifera.
Répartition : presque dans tout le bassin méditerranéen, rare en Italie.
             - Chêne liège ; latin : Quercus suber.
Répartition : ouest du bassin méditerranéen, en région côtière (Tunisie, sud de la France dans les massifs des Maures et de l'Estérel).
             - Chêne pubescent (ou Chêne blanc) ; latin : Quercus pubescens.
Répartition : ouest, centre et sud de l'Europe (caractéristique des forêts subméditerranéennes caducifoliées), Asie Mineure, Caucase.
             - Chêne rouvre (ou Chêne pédonculé) ; Latin : Quercus robur.
Répartition : Europe, partout en France, mais rare dans le Midi méditerranéen.
             - Chêne tauzin (ou Chêne des Pyrénées) ; Latin : Quercus pyrenaica.
Répartition : Pyrénées, sud de la France, Maroc.

             - Chêne vélani (ou chêne à vallonnée) ; Latin : Quercus macropelis.
Répartition : sud de l'Italie et des Balkans, Mer Égée, ouest de l'Asie.
             - Chêne vert (ou Yeuse) ; Latin : Quercus ilex.
Répartition : presque dans tout le bassin méditerranéen, rare en Italie.

           Nous traiterons uniquement des variétés que l'on retrouve en Provence et dans le sud de la France :
                                       Chêne kermès, Chêne liège, Chêne pubescentChêne vert.  

Chêne kermès
Latin : Quercus coccifera
Provençal : Agarus
Famille : Fagaceae

Le chêne kermès peut être, suivant les conditions (nature du terrain, orientation, humidité) rester un arbuste, parfois même très bas sans pouvoir se développer, ou devenir un petit arbre de quatre mètres de hauteur au plus. Nous l'avons placé dans le chapitre des arbres pour des raisons de clarté, notamment pouvoir comparer son allure et son feuillage avec celles du chêne vert.

Chêne kermès (Saze - Gard).

Une garrigue du côté de Saze (Gard), avec des chênes kermès,
des genévriers cades, des cistes, des pins sylvestre...

Lorsque le sol est très pauvre en terre, le chêne kermès reste isolé dans les recoins contenant un peu plus de bonne terre, ou à l'état d'arbrisseau de 50 cm à 1 mètre de haut. Lorsque la terre  est suffisante, de grands espaces peuvent être couverts de chênes kermès et
de chênes verts, formant alors des bois ou de petites forêts très denses.

     Distinction entre les feuilles
du chêne kermès (à gauche) et celles du chêne vert (à droite).
Les feuilles persistantes du chêne kermès sont alternées, raides, et mesurent entre 1 et 4 cm de long suivant le développement
et la situation de la plante. La pointe se termine par une épine.
Chaque bord porte plusieurs piquants.    

Les fruits sont des glands ovales dont la cupule est recouverte
de petites écailles épineuses.

Le chêne kermès est un arbuste très ramifié dont la hauteur ne dépasse pas trois ou quatre mètres. Il est d'ailleurs souvent moins haut et couvre une partie des garrigues provençales. Les maquis de chênes kermès peuvent être très denses, et offrent alors aux sangliers des lieux privilégiés où ils trouvent de la nourriture avec les glands, peuvent se cacher et placer leurs bauges.  
Cet arbuste, bien adapté à la sécheresse, se contente de sols pauvres comme les sols calcaires de Provence.
Particularité : avant la découverte de l'aniline, le chêne kermès permettait d'élever des cochenilles dont on tirait le colorant rouge carmin.
Remarque : L'aniline est un dérivé benzénique de formule semi-développée C6H5NH2
qui doit ses propriétés colorantes, comme bon nombre de colorants, à l'absorption d'une partie de la lumière du soleil (du côté des ondes visibles de courte longueur d'onde ;
U.V. [ultra-violet] absorption maximale pour λ = 23 μm [micro-mètre ; 1 μm = 10-10 m) par la structure benzénique de son noyau.
Ceci provoque une réflexion maximale des radiations lumineuses correspondant aux fortes longueurs d'onde du spectre visible ;
I.R. [infra-rouge], rouge vers λ = 80 mμ). 

Répartition : bassin méditerranéen, Asie Mineure, Portugal. Il se trouve dans les sous-bois, assez bas dans ce cas à cause du manque de lumière, dans les garrigues et les maquis. 

Chêne liège
Latin : Quercus suber
Famille : Fagacées ; Latin : Fagaceae




Superbe spécimen de chêne liège,
dans un champ en bordure de route
entre Cogolin et le col de Gratteloup
(Var-massif des Maures).
(Vendredi 19 juin 2009 - 9h.)


L'écorce du tronc du chêne liège est particulièrement épaisse, liégeuse, de couleur grise.

Les feuilles alternes,
de 3 à 7 cm de long, ont une forme ovale-oblongue et portent 4 à 5 courtes dents de chaque côté, avec une extrémité en pointe.
Leur face supérieure est luisante et vert foncé, tandis que leur face inférieure est légèrement tomenteuse, de couleur grisâtre.

Chênaie exploitée pour la production de liège.
Les arbres peuvent être écorcés tous les 8 à 10 ans, le temps nécessaire pour qu'une écorce suffisamment épaisse se reforme sur la base écorcée du tronc. La partie écorcée du tronc est jaune clair, puis devient brun rouge foncé.
Le liège de couleur grise se reforme ensuite progressivement.

Le chêne liège est un arbre qui peut atteindre jusqu'à 20 mètres de haut. Toutefois, dans le massif des Maures, il atteint rarement cette taille.
Les fruits sont des glands solitaires ou par deux, de 2 à 4 cm de long, couverts jusqu'à moitié environ par une cupule portant des écailles. Comme tous les glands de chênes, ils font le régal des sangliers lorsqu'ils sont tombés à terre.
Habitat : Le chêne liège se concentre sous forme de forêts plus ou moins denses. Dans le massif des Maures, les forêts sont clairsemées, tandis que dans le nord de la Tunisie (région d'Indraam et de Tabarka), les forêts sont plus denses et les arbres plus gros en général.
On le trouve surtout dans le proche arrière-pays, en bordure de mer car il a besoin d'humidité.
Répartition : Ouest et Centre du bassin méditerranéen, sud-ouest de la France, sud de l'Espagne, Portugal.

Chêne pubescent (ou Chêne blanc)
Latin : Quercus pubescens
Provençal : Rouve
Famille : Fagaceae

Chênes pubescent dans la région d'Alès (Portes-janvier 2009).
 Sur la route entre Alès et Villefort, le col de Portes marque l'entrée des Cévennes.

Le chêne pubescent
est dit marcescent car ses feuilles
sèchent en hiver, mais restent sur l'arbre jusqu'au printemps suivant.

Il se repère facilement en hiver, même de loin, par son feuillage marron-clair qui détonne par rapport à son environnement arbustif à feuilles persistantes
(chênes verts, pins...).
Elles sont alternes, ont une forme ovoïde, vont en se rétrécissant vers le pétiole, et portent de chaque côté 4 à 8 lobes arrondis et irréguliers.
Revers tomenteux.
Le tronc est recouvert d'écorce crevassée, épaisse, de couleur
gris-foncé, qui s'écaille en plaques irrégulières plus ou moins grandes.


Le chêne pubescent est un arbre qui peut atteindre 20 mètres de hauteur. Mais le plus souvent, il est moins haut et ne dépasse pas 6 à 8 mètres. Il se trouve parfois isolé, ou environné de chênes verts, ou sous forme de bosquets. Il se trouve dans tout le sud de la France, très courant en Provence. C'est un arbre caractéristique de l'étage subméditerranéen caducifolié (à feuilles caduques).
Il pousse à l'étage collinéen et se développe sur pratiquement tous les types de sols, jusqu'à une altitude maximale de 1400 mètres environ.
Les fleurs sont sexuées. Les chatons mâles se développent en touffe sur les rameaux d'un an et les fleurs femelles sur les pousses de l'année.
Répartition : Ouest, centre et sud de l'Europe, Asie-Mineure, Caucase.

 

 

Le printemps est arrivé.
Les chênes blancs
du col de Portes 
se parent de
leurs belles feuilles vertes.
(Portes - 7 juin 2009 -11h.)

 

 

 

Le château de Portes
se dresse en sentinelle,
 au sommet du col de Portes depuis le Moyen-Âge.
Du sommet de ses tours, la vue s'étend à l'ouest
jusqu'au mont Lozère et vers toutes les vallées cévenoles ;
tandis qu'à l'est, le mont Ventoux qui domine
la Provence se dresse dans le lointain.
 

 

 


Chênes blancs
en Haute-Provence
 
(entre Rustrel et Viens -
samedi 23 mai 2009, 16h.)

Feuilles dentelées de chêne pubescent (ou chêne blanc) d'un vert flamboyant au printemps.

    

 

 

 
Chêne vert (Yeuse)
 Latin : Quercus ilex
Provençal : Tousco
 Famille : Fagaceae

      Chêne vert (Villeneuve-lez-Avignon).                                                                                                                         Chêne vert (Castillon-du-Gard).

Les feuilles persistantes du chêne vert sont alternes, de longueur très variable entre 2 et 9 cm de long, de forme elliptique, lancéolées.
Les bordures sont régulières.
La face supérieure est vert foncé luisant et la face inférieure grise,
légèrement duveteuse.
   Les fruits sont des glands ovales-oblongs qui se rattachent de
   un à trois ensemble au même point de la branchette et mesurent
   entre 1 à 3 cm de long.
   La cupule reliée au pédoncule, qui protège en partie le gland,
   est recouverte d'écailles ligneuses pubescentes présentant une surface    couverte de petits poils fins et courts.

L'écorce du chêne vert est constituée d'écailles épaisses, gris-brun foncé, s'organisant plutôt linéairement suivant l'axe vertical
du tronc (à gauche). Ceci permet de bien les distinguer son écorce de celle du chêne pubescent (à droite).
Le chêne vert est un bel arbre, souvent majestueux, pouvant atteindre jusqu'à 20 à 25 mètres de haut. Son écorce grise est formée d'écailles ligneuses longilignes.
Répartition :
Bassin méditerranéen, Portugal, nord de l'Espagne, nord-ouest de la France.
Il pousse parfois isolé ou par bosquets, ou encore sur de grandes étendues, formant alors des forêts denses, lieux que les sangliers
adorent.
Ils sont à l'abri, dévorent les glands tombés au sol, dont ils sont friands. Un rêve de sanglier !

Pin

                                            Classification classique : Famille : Pinaceae ; Genre : Pinus
Il existe au moins 110 espèces de pins appartenant au genre Pinus et à la famille des Pinaceae.
On peut distinguer les pins européens, les pins américains et les pins asiatiques.
Certaines espèces de pins européens sont communes dans le sud de la France et en Corse :
- pin d'Alep ou pin de Jérusalem (Pinus halepensis) ;
- pin maritime ou pin des Landes (Pinus pinaster) ;
- pin laricio de Corse (qui est une variété de pin noir - Pinus nigra) ;
- pin parasol ou pin pignon (Pinus pinea) ;
- pin sylvestre (Pinus sylvestris).
Les variétés les plus courantes en Provence sont le pin d'Alep, le pin sylvestre, et le pin parasol qui pousse sur les régions côtières.
Nous introduirons toutefois, car nous l'avons rencontré, une espèce de pin d'altitude que l'on trouve dans les Alpes, les Pyrénnées,
les plateaux du Massif-Central, le mont Lozère : le pin à crochets (Pinus uncinata).Les pins possèdent des caractéristiques communes dont voici les principales :
- Ce sont des résineux à feuilles persistantes (donc sensibles aux feux).
- Ces feuilles en forme d'aiguilles sont groupées par 2, 3 ou 5, à la base, aux extrémités de courts rameaux.
- Les fruits femelles sont des cônes appelés communément pommes ou pignes de pin constitués d'écailles imbriquées à l'aisselle desquelles se trouvent les graines. Les écailles s'écartent à maturité, libérant les graines munies d'une petite aile, leur permettant ainsi de se porter loin de l'arbre mère au gré du vent.
Ceci est une caractéristique qui fait que des espèces de pins, introduites hors de leur habitat naturel sont devenues envahissantes.
Citons dans le sud de la France (autour d'Alès, département du Gard, région des Cévennes) l'envahissement des pentes par le pin maritime,
au détriment du châtaignier dont la culture a d'ailleurs été abandonnée. Le pin maritime a été introduit au XIX ème siècle pour permettre l'étayage des galeries des mines de charbon, avant l'utilisation de structures plus solides en fer. 
- Les pins supportent la sécheresse et les sols pauvres de natures différentes (calcaires, schisteux, acides...).

Pin de Jérusalem 
ou
pin d'Alep
Appelé en Provence : Pin blanc
Latin : Pinus halepensis
Famille : Pinaceae

Boisement clairsemé avec des pins d'Alep jeunes au centre. Pin d'Alep adulte, bien charpenté sur un solide tronc
et chênes verts.

 

Pin d'Alep.
Boisement par du pin d'Alep
et du chêne vert sur la colline du
Gros Cerveau et alentours, entre Sanary (Var) et Toulon.
(janvier 2009, 16 h).

 

Photographie de droite : 
Lien vers agrandissement.


Contre-jour vers la Méditerranée et la côte varoise au niveau de
l'île des Embiez.

Le pin d'Alep se développe spontanément dans les régions méditerranéennes, en dessous de 800 mètres d'altitude et dans les garrigues.
Son allure varie fortement en fonction de son âge et du lieu d'implantation.
C'est un arbre très résistant, don't la durée de vie peut largement dépasser 100 ans.
Sous sa forme juvénile, il a l'allure d'un "sapin de Noël", très ramifié depuis la base et se rétrécissant vers le sommet.
Lorsqu'il grandit en conservant suffisamment d'espace autour de lui, ce qui lui permet de capter la lumière, son tronc s'épaissit régulièrement, les branches basses progressent vers le haut et il apparaît alors en majesté avec une belle ramure toujours verte.
Il peut atteindre 20 mètres de haut, avec un tronc de 50 à 60 cm à la base.
Dans une formation forestière plus dense, les arbres se développent plus difficilement et conservent alors de nombreuses branches desséchées au bas du tronc.

 

L'écorce de la base du tronc
d'un pin d'Alep adulte est formée de grosses écailles. 
Plus haut, les écailles sont plus petites et l'écorce plus fine.
Sa teinte va du gris clair au gris foncé, avec parfois un peu de rouge brique (photo de droite).

Les fleurs femelles ont la forme d'écailles groupées en cônes
en formation sur ce document.

Les inflorescences mâles ont une vie brève (avril-début mai) qui libèrent une pluie de pollen jaune très allergène.


Cône femelle
, appelé couramment pomme de pin
ou pigne de pin, de forme le plus souvent conique.
Ces cônes regroupent les fleurs femelles, qui chacune se réduit
à une écaille ligneuse, portant chacune sur leur base intérieure
deux ovules qui sont les graines.


Mais qu'est-il arrivé à cette pigne de pin ?

Elle a été schtroumpfée (rongée) par un schtroumpf (écureuil).
Les pignes de pin sont très appréciées par les écureuils qui en  font leur régal. Les pin d'Alep sont pour eux un garde-à-manger qui leur procurent de la nourriture même en hiver. 

Propriétés et utilisations : Son bois souple et résistant fut utilisé pour la construction navale, l'étayage des mines.
Il est encore utilisé en charpenterie.
C'est un arbre résineux. Sa résine est utilisée par les Grecs pour parfumer le retsina, un vin grec. 
Malheureusement, le fait que ce soit un arbre résineux le rend très inflammable et les incendies de forêts dans le Midi de la France,
en été, par fort vent comme le Mistral, sont très dangereux.
Habitat : Sur sols pauvres, sablonneux ou calcaires.  
Répartition : Bassin méditerranéen jusqu'en Grèce et en Afrique du Nord.
Dans le Midi de la France, on le trouve surtout en Provence, près de la mer et dans l'arrière pays jusqu'au niveau de Valence,
sur la Côte d'Azur, dans le Languedoc.  

Pin parasol (ou pin pignon)
Latin : Pinus pinea
Famille : Pinacées ; Latin : Pinaceae
Pins parasols dans leur milieu naturel entre le Canet-des-Maures et la Garde-Freinet.
(Massif des Maures-Var-18 juin 2009-15h.)

 

 

 

Le pin parasol (ou pin pignon) atteint 15 à 25 mètres de haut à l'âge adulte.
Son tronc bien droit et élancé présente une écorce gris-brun, fendillée, couverte d'écailles ressortant par plaques étroites. Une coloration brique apparaît irrégulièrement.
Vers la moitié du tronc, les branches partent à angle aigu, puis s'étalent à l'horizontale. Elles portent un feuillage dense d'aiguilles qui forment un parasol.
 

Les aiguilles vont par deux, de 10 à 17 cm de long, rattachées aux petites branches par un même pédoncule, très finement dentées sur les bords, de couleur vert foncé.
Les fleurs monoïques, fleurs mâles jaunes, fleurs femelles vert jaune apparaissent en mai-juin.
Les cônes (pignes de pin) sont ovales à sphériques, plus volumineux que pour la plupart des autres espèces de pins, de 10 à 15 cm de long et de
8 à 10 cm de diamètre maximal, de couleur brune ou brun-gris.

Les graines sont ces fameux pignons comestibles qui font les délices des petits et des grands.
Ils se libèrent de la pigne, à maturité, vers août-septembre.
La graine est protégée par une coquille dure.
Elles renferment un tissus nutritif qui entoure l'embryon.  
Au sol, la coquille finit par s'ouvrir pour libérer la graine.

 

Pin parasol à Bandol (Var).
Les pins parasol sont souvent présents dans les agglomérations 
de la Côte d'Azur où ils ont été replantés ou naturellement présents.
Légèrement taillés par l'élimination des branches basses,
ils conservent leur belle allure de parasol
 

Habitat : Le pin parasol forme des peuplements naturels limités, surtout dans les régions côtières. Cet arbre se développe bien dans des sols caillouteux ou sablonneux, bien drainés.
Le pin parasol a été planté depuis l'antiquité comme arbre d'ornement
et pour la production des graines comestibles (pignons).  
Répartition : Tout le long de la côte méditerranéenne et dans le proche arrière pays, du sud-est de l'Espagne jusqu'à l'ouest del'Italie,
de l'Albanie à l'Asie Mineure, au sud du Liban.

Pin maritime - Pin sylvestre
Nous traiterons en parallèle ces deux espèces aux caractéristiques parfois voisines et assez difficiles à distinguer.
La différentiation principale en toute saison est liée aux caractéristiques des écorces, et à la longueur différente des aiguilles. Leur habitat est normalement différent, mais ces deux espèces peuvent se retrouver côte à côte.
Pin maritime
Latin : Pinus pinaster
Famille : Pinaceae
Pin sylvestre
Latin : Pinus sylvestris
Famille : Pinaceae
Aspect et durée de vie

Arbre pouvant atteindre 20 à 30 mètres de haut.
Tronc droit.
Les branches partent d'assez bas pour les arbres solitaires.
Couronne conique assez régulière qui va en s'élargissant vers
le haut à l'âge adulte.
Durée de vie : 200 ans ; maturité vers 40 à 50 ans.

Arbre élancé pouvant atteindre et dépasser 30 mètres de haut.
Tronc droit et dénudé vers le bas à l'âge adulte.

Couronne conique assez large vers le bas et qui va en se r rétrécissant vers le haut.
Durée de vie : 500 ans ; maturité vers 40 à 50 ans.

Tronc et écorce
(critère visuel de différenciation déterminant)

Sur les jeunes sujets, l'écorce est assez lisse et gris pâle.
Sur les sujets adultes, l'écorce est écailleuse et fortement crevassée, de couleur brun gris à brun rouge.

L'écorce est grise à brun gris, présentant des plaques irrégulières avec des sillons peu profonds.
Pour les arbres adultes, l'écorce prend des colorations
rouille-orangé dans les parties hautes
.
Aiguilles
Les aiguilles sont associées par deux sur de courts rameaux.
Longueur de 7 à 10 cm ; largeur de 1 à 2 mm.
Coupe transversale semi-circulaire.
Couleur vert foncé mais tendant légèrement vers le bleuté, pointues, persistantes (durée de vie d'environ 4 ans).


Cônes (pignes)

Les cônes sont groupés par deux ou trois.
Ils ont une forme ovoïde, s'étirant en pointe, souvent légèrement courbés,
 de grande dimension (10 à 20 cm de long et de 6 à 9 cm
de large dans la plus grande largeur). Il présentent des écailles
plus ou moins proéminentes.
La couronne des pins maritimes est en général abondamment chargée de vieux cônes ouverts. Après maturation, ils peuvent rester sur les branches plusieurs années.

 

Les cônes sont souvent groupés par deux.
Ils sont pointus lorsqu'ils sont fermés, et restent en général plus longs que larges ouverts.

Habitat
Espèce de pleine lumière.
Pousse de façon optimale dans les terrains acides.
Se développe dans les sols sablonneux, mais aussi sur du schiste.
Son système racinaire pivotant et traçant est adapté aux sols difficiles.
Espèce de pleine lumière, très rustique.
Il s'adapte à tous les sols, calcaires ou acides, sablonneux ou pierreux. On le trouve sur des pentes marneuses, sur des sols limoneux, dans des tourbières acides.
Répartition

En France, il pousse de façon spontanée sur les côtes
sablonneuses de l'océan Atlantique, landes de Gascogne,
Bretagne, Sologne, vallée de la Loire. Il est cultivé à grande échelle pour le bois.
l a été introduit au XIXème siècle dans les Cévennes afin d'être utilisé pour le boisement des galeries des mines de charbon (mines aujourd'hui fermées).
Il s'est et continue à se développer sur des terrains schisteux, au détriment des chênes et de châtaigniers, ce qui est catastrophique pour la région.
On le trouve aussi sur la côte méditerranéenne : sud de la France, Espagne, Italie ; en Afrique du Sud.

 

 

Espèce eurasiatique que l'on trouve dans le sud de l'Europe, les Balkans, en Russie. Se développe bien en moyenne montagne.

Exploitation

Depuis au moins 2000 ans.
Bois de menuiserie pour les charpentes.
Fabrication du contreplaqué, des panneaux de particules.
À partir de 1860, récolte de la résine (gemme) dans les Landes (opération de gemmage).

Reboisement, menuiserie, pâte à papier,
production d'essence de térébenthine.

Quelques arbres des collines